Compte rendu de l’AG 2013 de l’AFEP (Bordeaux – 5 juillet 2013)

L’AG 2013 de l’AFEP s’est tenue à Bordeaux le 5 juillet 2013, Pendant le colloque de l’AFEP.
L’AG de l’AFEP, animé par le secrétaire de l’association Nicolas Postel, a été ouverte par une allocution du président André Orléan, suivie de plusieurs interventions des membres du CA de l’AFEP ayant dressé un bilan moral, financier et des étapes structurantes de l’année 2012-2013, suivies de débats et de votes.

L’AG s’est clôturée par un vote sur le renouvellement du CA et une discussion sur les projets 2013-2014.

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Comte rendu de l’AG 2013 de l’AFEP – (Validé par le CA du 09.09.2013)

250 adhérents présents

L’AG de l’AFEP, animé par le secrétaire de l’association Nicolas Postel, a été ouverte par une allocution du président André Orléan, suivie de plusieurs interventions des membres du CA de l’AFEP ayant dressé un bilan moral, financier et des étapes structurantes de l’année 2012-2013, suivies de débats et de votes.

L’AG s’est clôturée par un vote sur le renouvellement du CA et une discussion sur les projets 2013-2014.

Allocution du président

Le colloque de l’AFEP organisé à Bordeaux les 3-5 Juillet 2013 fut un succès remarquable et signe une nouvelle étape importante pour l’association et la structuration du pluralisme en économie. Plus de 250 personnes se sont réunies au cours de ces journées, dans une ambiance chaleureuse, témoin de la richesse, de la diversité et du dynamisme que nous cherchons précisément à animer, tant sur le plan scientifique qu’institutionnel.

L’AFEP remercie vivement les organisateurs de Bordeaux pour leur accueil convivial et d’une grande qualité. Assurer une représentation sur l’ensemble du territoire au travers de l’organisation des congrès annuels est un moyen fondamental afin de promouvoir le pluralisme au sein même de l’association, volonté ayant été fortement réaffirmée lors de ce congrès.

Les avancées majeures de l’année 2012-2013 concernent principalement les débats et prises de positions en cours concernant la création d’une nouvelle section au CNU, Economie et Société, qui s’effectuerait dans un régime de droit commun – par opposition à la section 05, dérogatoire en la matière – c’est-à-dire sans diplôme d’agrégation du supérieur.

En seulement quelques mois, plus de 300 Enseignants Chercheurs se sont déjà engagés par signature à rejoindre la nouvelle section si cette dernière était créée. Aujourd’hui, la mise en pratique soulève néanmoins d’importants questionnements que seule l’organisation d’une réflexion collective pourra permettre de résoudre.

Un élément fondamental est de définir quel serait le contenu de cette nouvelle section. Une solution émergente et qui semble faire consensus est de la définir, dans la longue tradition de l’économie politique, comme un champ traitant de l’objet Économie (et des objets économiques) enrichi(s) par les apports des autres sciences sociales (sociologie, histoire, droit, gestion, géographie…).
Les débats sont intimement liés à des questions épistémologiques autour de la manière de penser l’économie par rapport à une vision naturalisée de la discipline posant problème aujourd’hui… débats qui trouveront précisément enfin une place au sein de la nouvelle section !

1- Bilan financier

Nicolas Postel, Florence Jany-Catrice

Les comptes de l’AFEP font apparaitre, au 30 mai 2013, un solde positif de 14 970, 71 euros. Les recettes ont été constituées entre juin 2012 et mai 2013 de plusieurs postes :

– Les adhésions.

Celles-ci ont représenté un montant de 3532,25 euros. Ces adhésions sont soit réalisées par paiement Paypal (avec taxe à la source), ou par paiement par chèque. La baisse partielle du montant des adhésions cette année est liée pour partie au fait que de nombreuses adhésions ou ré-adhésions avaient été réalisées pour le congrès international de Paris en 2012.
Il reste souhaitable que les ré-adhésions arrivent régulièrement. Une campagne en ce sens sera réalisée en décembre 2013.

– Les recettes ont également concernées, pour 1045,80 euros, les résidus du congrès international de Paris de 2012.

En matière de dépense, celles-ci ont été plus limitées que l’an dernier. Elles ont consisté en 65,40 euros de frais bancaires ; en 1764 euros de frais de mission (en particulier dans le cadre de la mission « création section », mais pas seulement), et de 76,88 euros d’assurance.

Sur ce dernier poste, Florence Jany-Catrice rappelle que l’AFEP s’est assurée au moment des Etats-Généraux de PEPS, et que cela a été un service rendu sans doute à tous.

Le bénéfice s’élève donc à 2671,07 euros ; et le solde des comptes s’élève à 14 970,71 euros.

Il y a donc possibilité de soutenir des colloques, des journées d’études, et de consolider la communication autour des enjeux et actions que l’AFEP entreprend depuis maintenant plus de 3 ans !

Le bilan financier est adopté à L’unanimité

2- Bilan Moral

Le secrétaire donne successivement la parole aux responsables des différents axes (évaluation, sciences sociales, nouvelle section, enseignement).

2.1- Commission Evaluation

Thomas Lamarche

Durant l’année 2012-2013 l’AFEP a participé aux réunions et groupes de travails de l’AERES autour de l’évaluation de la recherche (revues et « autres produits ») sur fond de la révision de la liste AERES et de la refonte des classements. Au cours de ces réunions, les représentants de l’AFEP ont maintenu les positions de principe qui sont régulièrement réaffirmées visant à défendre l’établissement d’une liste plate et la plus large possible, à faire remonter des revues variées, en plusieurs langues, ouvertes sur les sciences sociales et sur la diversité des approches en économie.

Globalement, la présence de l’AFEP à ces réunions confirme la crédibilité de l’association dans le fonctionnement institutionnel, même si la participation aux groupes de travail AERES a confirmé la difficulté du dialogue.

Le processus a amené plusieurs discussions sur la particularité des revues institutionnalistes au sens large… mais ces dernières n’ont pas abouti sur l’attribution d’un sens concret à ces revues (maintien d’une vision en termes de classements internationaux standards, impossibilité de faire reconnaître des revues de qualité qui peuvent ne pas être largement diffusées, ou peuvent ne pas être bien classées dans les rankings anglo-saxons…).

Les discussions ont conduit à reconnaître la spécificité des revues en langue française, et un processus d’évaluation particulier a aussi été longuement discuté. Il devait être lancé au printemps (une grille d’évaluation devait être envoyée aux revues, dont les résultats devaient être traités par les délégués scientifiques afin de procéder à un nouveau classement…).

Ce processus en cours à l’AERES devait être conclu fin Juin par une réunion plénière validant une proposition de liste. Nous n’avons à ce jour aucune nouvelle ni du questionnaire, ni de la liste, ni de la réunion finale.

La volonté affirmée de l’AERES de trouver un « consensus » à propos des revues n’a pas abouti à ce jour.

2 .2 Commission Sciences sociales

Agnès Labrousse

La commission sciences sociales travaille activement au rapprochement et au dialogue entre l’économie et les autres sciences sociales.

Nous sommes de mieux en mieux identifiés comme acteur collectif (ainsi des mémoires de science politiques ou de sociologie sur l’AFEP sont en cours et nous faisons désormais partie des objets de recherche en sciences sociales) mais beaucoup de progrès restent à faire pour améliorer notre visibilité et surtout faire porter notre message.

Un chantier fondamental est d’associer les collègues des autres sciences sociales au projet de nouvelle section du CNU « Economie et société », tout particulièrement les présidents de sections et responsables des associations professionnelles. Il s’agit de préciser les motifs et les contours d’une telle création. L’enjeu est d’exposer le caractère foncièrement coopératif de la démarche de l’AFEP à l’égard des sciences sociales limitrophes de l’économie.
Les premiers contacts témoignent d’un accueil bienveillant mais montrent aussi que, même auprès de collègues de sciences sociales en prise avec les questions économiques et avec lesquels nous avons de fortes accointances intellectuelles, il est difficile de faire comprendre l’étendue du problème auquel l’AFEP s’affronte à l’intérieur de la section 05 et son urgence. Sans doute, parce que si dans les autres sections des écoles et des courants divers cohabitent et s’affrontent parfois, la situation de l’économie – avec la domination unilatérale d’une approche sur toutes les autres – s’avère exceptionnelle.

De même, l’organisation d’une section autour d’un objet ne va pas nécessairement de soi pour nos collègues et « voisins ». Il importe à ce titre de souligner que la future section « Economie et société » n’aura pas le monopole des recherches sur l’objet économique. La sociologie économique ou la géographie économique pourront ainsi se pratiquer au sein de la nouvelle section comme à l’extérieur de celle-ci. Nouvelle section qui qui sera composée majoritairement mais pas exclusivement d’économistes. Un même objet peut en effet être traité au sein de diverses sections du CNU (ainsi, les anthropologues, les sociologues et les politistes sont souvent sur des objets proches), la diversité des traditions alimentant le débat scientifique. La nouvelle section aura également pour finalité d’être une interface de choix avec les enseignants-chercheurs issus d’autres sections et travaillant sur des objets économiques.

2.3 Commission enseignement

Gilles Raveaud – remplacé par le secrétaire pour la présentation du Bilan

La commission a connu des difficultés de fonctionnement. Son travail se poursuit et il est rappelé l’importance de cette activité, notamment en lien avec le mouvement PEPS Economie, association d’étudiants pour un autre enseignement (http://pepseco.wordpress.com/).

La commission a fortement soutenu l’initiative de PEPS et proposera à l’automne une table ronde sur ce sujet avec les acteurs concernés (PEPS, mais aussi AFSE).

2.4- Commission nouvelle section

Richard Sobel

Le Dossier avance fortement.

Entre Novembre 2012 et le printemps 2013, l’association a par l’intermédiaire de son président et d’une délégation (formée autour du secrétaire, de la trésorière et du responsable de cet axe) lancé une série de demande de rendez-vous qui ont abouti.

A l’automne 2012 avec le président de la CPU (conférence des présidents d’Université), M. Salzmann puis avec le bureau et la présidente de la CPCNU (Conférence des présidents de section CNU) madame Faudot.
Durant l’hiver, après avoir recensé les collègues titulaires prêts à rejoindre cette nouvelle section (plus de 300 à ce jour : mais il est encore temps de nous rejoindre !), nous avons obtenu trois rendez-vous importants pour ce printemps, au ministère. Nous avons pu obtenir très vite un entretien avec Jean-Yves Mérindol (Conseiller Enseignement supérieur et recherche auprès du Président de la République) puis avec Jean-Paul de Gaudemar (Conseiller Eduction auprès du Premier Ministre). Le premier entretien s’est déroulé le Mardi 9 Avril de 18h00-19h30 et le second le Mercredi 10 Avril de 14h30 à 16h30, dans le bureau de chacun des deux conseillers. Nous avons ensuite rencontré le Jeudi 27 Juin 2013, le cabinet de madame la Ministre (M. Cytermann, directeur de cabinet adjoint, et M. Fontanille, en charge des sciences sociales au sein du Cabinet). Sur mandat du CA, c’est le Bureau de l’AFEP qui a piloté ces démarches, leur organisation et la composition de la représentation Afepienne.

Lors de ces entretiens, nous avons pu collectivement présenter non seulement le diagnostic de l’AFEP sur les problèmes de structuration et de fonctionnement du champ académique de l’économie en France, mais aussi l’une des solutions que nous pensons être la hauteur des enjeux : la création d’une nouvelle section du CNU (Economie et société). Nous avons mis en avant le caractère collectif de notre démarche : le succès de l’AFEP et le succès de signatures recueillies pour le rattachement à cette section si elle se crée, ainsi que le respect des instances du champ (notamment : rencontre AFEP-Présidente de la CP-CNU en novembre 2012 ; rencontre AFEP- Président de la CPU en janvier 2013). A l’évidence, nos interlocuteurs connaissaient une grande partie de notre affaire avant de nous recevoir, et en avaient déjà discuté entre eux. Ils nous sont apparus ouverts à notre projet, mais ont indiqué n’être en aucun cas décisionnaires.

En peu de temps, l’association a donc réussi à diffuser un diagnostic sur une situation. Cette dernière est de plus en plus souvent reconnue comme éminemment problématique et liée à un ensemble d’outils d’évaluation et d’éléments cognitifs encrés dans le fonctionnement institutionnel. La position de l’AFEP, proposant une solution concrète face à ce diagnostic, apparait aujourd’hui tout à fait crédible et nos propositions sont audibles, ce qui est en soit un progrès remarquable.

La crédibilité du positionnement de l’AFEP repose en partie sur son poids quantitatif : nous rassemblons aujourd’hui près de 600 membres et avons recueilli plus de 300 engagements en faveur de la nouvelle section. La mise en place concrète pose bien sûr encore question, dans un contexte plus général de refonte globale du CNU et de la loi ESR. A l’heure actuelle, beaucoup d’éléments sont en structuration mais la situation a déjà beaucoup évolué et le constat est plutôt positif.

3- Synthèse des débats et votes

A la suite des débats, un certains nombre d’éléments de définition et de positionnement stratégiques ont été validés concernant la nouvelle section :

1. Une section qui se définit autour d’un objet – l’Economie, en cohérence avec les apports de diverses sciences sociales (sociologie, science politique, histoire, droit, géographie …) ; plutôt que par une méthode ;

2. Une section qui s’inscrit dans un régime de droit commun – non dérogatoire – c’est-à-dire dans laquelle il n’y a pas d’agrégation du supérieur ;

3. Une section à part entière, indépendante de la section 05 et encrée dans un cadre interdisciplinaire fort ou le dialogue avec les autres sciences sociale est possible et souhaité ;

4. Une section qui redonne du poids à la formation et à l’enseignement en économie à l’université, afin de répondre aux besoins existants en la matière.

Il a été plus précisément soumis au vote deux points importants à la demande du ministère relativement à des projets de réforme :

1. L’AFEP salue la possible ouverture d’une voix longue, si elle est non contingentée, qui viendrait de fait réduire le poids du concours d’agrégation dont elle dénonce la logique et le fonctionnement clanique et archaïque. Cependant cette voie longue ne règlera en rien la question de renouvellement du pluralisme dans le champ tant qu’elle sera contrôlée par une section CNU monocolore chez les rangs A.

2. L’AFEP a pris connaissance de la possible création d’une section blanche au CNU pour les profils interdisciplinaires. C’est là encore une avancée. Néanmoins, elle ne saurait se substituer au projet cohérent épistémologiquement et pédagogiquement, d’une section « Economie et Société » qui serait tout sauf « blanche » puisqu’au contraire elle revendiquerait une transdisciplinarité dans les sciences sociales.

4- Projets AFEP 2013-2014

a. Congrès 2014

Le prochain congrès de l’AFEP sera organisé en Juillet 2014 à l’ENS Cachan. Comme à chaque fois, un certain nombre de panels et de tables-rondes AFEP seront organisés et toutes les propositions sont les bienvenues.

b. Mise en place d’un groupe de travail sur la thèse en économie et société

Suite à la table-ronde s’étant déroulée à Bordeaux, un groupe de travail sera mis en place sur la thèse, son contenu et sa définition en économie politique et dans le cadre de la nouvelle section.

c. Mise en place d’un groupe de travail sur la nouvelle section

Suite aux évolutions récentes (rencontres politiques et contacts, débats en AG, tables rondes etc.) un groupe de travail sera mis en place sous la responsabilité de Richard Sobel, avec pour objectif de rédiger une Charte sur le fonctionnement concret de la nouvelle section (place et modalités de l’évaluation, définition de la thèse, rattachements etc.).

d. Lettre d’information aux doyens d’universités

L’AFEP enverra rapidement une lettre aux doyens d’université afin de diffuser plus largement nos positionnements.

e. Lancement de séminaires supportés par l’AFEP dans diverses universités

Afin de structurer les échanges sur l’ensemble du territoire et d’étendre le réseau, l’AFEP encourage fortement la mise en place de séminaires dans différentes universités.

De nombreux membres de l’AFEP seraient prêts à se déplacer pour intervenir sur leurs sujets de recherche, mais aussi sur les activités et actualités structurantes de l’AFEP. L’association peut prendre un charge un certain nombre de frais d’organisation, de transport etc.

Il est souligné que cette structuration est souple, sans délégation de pouvoir, mais qu’il faut absolument qu’un ensemble de contacts locaux soient activés. Une personne en charge de cette mission sera désignée au prochain CA.

Pour toute demande (diffusion d’information sur la liste AFEP, mise en place de séminaires, participation aux groupes de travail et commissions, signature de l’engagement nouvelle section…) :

[secretariat.afep@googlemail.com->secretariat.afep@googlemail.com]
[https://preprod.assoeconomiepolitique.org/?lang=fr->https://preprod.assoeconomiepolitique.org/?lang=fr]

5- Renouvellement du CA

« Le CA est renouvelable par tiers, chaque année, et les membres sont élus pour trois ans, renouvelable trois fois ».

• Sortants :

Bruno Tinel, Nicolas Postel, Florence Jany-Catrice, Gabriel Colletis, Edwyn le Héron, Dany Lang, Bernard Vallageas ;

• Candidats :

Christian Bessy, jean Daniel Boyer, Gabriel Colletis, Jean Paul Domin, David Flacher, Simon Hupfel, Florence Jany-Catrice, Jonathan Marie, Matthieu Montalban, Nicolas Postel, Bruno Tinel ; Elsa Lafaye de Michaux ;

Renouvellement du CA Voté à l’unanimité

Information sur le bureau qui sera proposé au premier CA du lundi 9 septembre 2013 :

Président :
André Orléan

Vice- président :
-* Philippe Abecassis (Site Internet)
-* Agnès Labrousse (Sciences sociales),
-* Thomas Lamarche (Evaluation)
-* David Flacher (Agregation / relations autres associations)
-* Gilles Raveaud (Enseignement)

Trésorier:
-* Florence Jany-Catrice (trésorière)
-* Richard Sobel (Trésorier Adjoint)

Secrétariat :
-* Nicolas Postel (Secrétaire)
-* Leslie Carnoye (Secrétaire Adjointe)


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